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Ministre azerbaïdjanais : Les ressources du processus de négociation pour résoudre le conflit ne sont pas encore épuisées

Les ressources du processus de négociation pour résoudre le conflit ne sont pas encore épuisées.

C’est ce qu’a déclaré le chef de la diplomatie azerbaïdjanaise Elmar Mammadyarov dans son interview au Journal Du Parlement, rapporte l’APA.

Il a noté que la résolution du conflit contribuera à l’édification complète d’une coopération régionale, à l’assurance de la paix durable et à la sécurité dans la région.

« Tout d’abord, la population arménienne sera en mesure de bénéficier de possibilités de coopération. Pour cela, comme il est indiqué dans les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, il faut mettre fin au fait de l’occupation. Ainsi, les forces armées arméniennes doivent se retirer des territoires occupés de l’Azerbaïdjan et assurer le retour des personnes déplacées azerbaïdjanaises. Aujourd’hui, l’Arménie s’obstine dans sa politique d’occupation, et dans le même temps parle de paix. Cette attitude n’est en rien sérieuse et responsable. Enfin, les dirigeants arméniens doivent comprendre que les tentatives pour modifier les frontières internationalement reconnues des Etats sont non seulement inadmissibles, mais surtout inacceptables », a martelé le ministre.

Le chef de la diplomatie azerbaïdjanaise a mentionné l’absence de résultat du processus de paix engagé par le Groupe de Minsk.

« À la suite de plus de 25 ans d’activité de médiation, la libération des territoires occupés de l’Azerbaïdjan et le retour des personnes déplacées dans leur maison natale ne sont pas encore réalisés. Le document sur le mandat des coprésidents du Groupe de Minsk spécifie qu’ils doivent être guidés par les résolutions pertinentes du CS de l’ONU, de l’Acte d’Helsinki et les normes et les principes du droit international. Conformément aux résolutions 822 et 853 du CS de l’ONU, le Groupe de Minsk a élaboré et approuvé un plan d’actions envisageant des mesures immédiates de retrait des troupes arméniennes hors des territoires occupés de l’Azerbaïdjan. Mais jusqu’à présent, ce plan d’action n’a pas été mis en œuvre et reste lettre morte », a-t-il souligné.

Selon Mammadyarov, il faut prendre en considération que les pays coprésidents du Groupe de Minsk sont membres permanents du CS et, selon le règlement de l’ONU, ils portent la responsabilité de la paix et de la sécurité.

« Nous soutenons les efforts déployés par les pays Co-présidents du Groupe de Minsk pour résoudre le conflit, mais des mesures plus concrètes et plus efficaces s’imposent. Les Co-présidents du Groupe de Minsk de l’OSCE ne devraient pas permettre que les négociations soient stoppées par l’Arménie ; ils devraient rendre effective par des pressions politico-diplomatiques l’évacuation des territoires occupés par l’armée arménienne. Dans cette hypothèse, des progrès pourraient être réalisés par voie de négociations », a constaté le ministre.

Il a ajouté qu’actuellement, on peut observer une intensité des échanges et pourparlers pour favoriser le processus de négociation.

« L’Azerbaïdjan poursuivra, avec les coprésidents, des efforts dans ce sens. En tant que pays victime d’une occupation et ayant subi une épuration ethnique d’un million de ses citoyens, l’Azerbaïdjan est la partie la plus intéressée à ce règlement rapide du conflit et ce, par la voie pacifique », a conclu le chef de la diplomatie.

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